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Des œuvres de Tomasz Machciński et d’Eugène Gabritchevsky sont exposées au Musée d’Art, d’Architecture et de Technologie de Lisbonne jusqu’au 29 août 2022.

À l’occasion de la Saison Portugal - France 2022, le MAAT présente pour la première fois au Portugal un large panorama de la collection personnelle d’Antoine de Galbert.

Guidé par l’histoire du site et sa vocation première, le thème de la nuit s’est rapidement imposé. Construite au début du XXe siècle pour alimenter Lisbonne et sa région en électricité, la centrale électrique du Tage central a été le témoin des profonds changements qui ont eu lieu au début du siècle dernier. Parallèlement à l’émergence de la psychanalyse, cette révolution énergétique a transformé la nuit et notre rapport à celle-ci.

Source d’inspiration inépuisable pour les artistes, la nuit continue d’imprégner l’art par les questions philosophiques, politiques, sociétales, écologiques et scientifiques qu’elle soulève. La nuit peut évoquer à la fois l’espoir et l’effroi, mais elle est aussi un temps et un lieu de liberté et de transgression qui offrent un terrain fertile à la création.

Disposée de manière à représenter le passage de l’aube au crépuscule, de l’aveuglement et de la désorientation aux jours meilleurs qui se profilent à l’horizon, des rêves nocturnes à la nuit cosmique, l’exposition invite le visiteur à parcourir cet espace nocturne, si propice à l’imagination, aux rêves et aux visions de l’avenir.

Sous le commissariat de Noëlig Le Roux.

Artistes exposés: Claudio Abate, Marina Abramović, Jane Alexander, Pilar Albarracín, Dieter Appelt, Clément Bagot, Frédéric Benrath, Julien Berthier, Sara Bichão, Olivier Blanckart, Anna Blume and Bernhard Blume, Cathryn Boch, Pierre-Yves Bohm, Christian Boltanski, Michaël Borremans, Marina Bourdoncle, Constantin Brâncuși, Robert Breer, Miriam Cahn, Roman Cieślewicz, David Claerbout, Denise Colomb, Nicolas Darrot, Thierry De Cordier, Philippe De Gobert, Hervé Di Rosa, Hubert Duprat, Leandro Erlich, Didier Faustino, Flavio Favelli, Hans-Peter Feldmann, André Félix, Lucio Fontana, Joan Fontcuberta, Eugen Gabritschevsky, Alberto García-Alix, Gilbert & George, Hans Jörg Georgi, Raoul Hausmann, Zhang Huan, John Isaacs, Šejla Kamerić, Mari Katayama, André Kertész, Jürgen Klauke, Nicolás Lamas, Annie Leibovitz, Eugène Leroy, Urs Lüthi, Tomasz Machciński, Man Ray, Philippe Mayaux, Anthony McCall, Annette Messager, Jorge Molder, Zanele Muholi, Mohror, Jonathan Monk, François Morellet, Roman Opałka, Lucien Pelen, Otto Piene, Éric Pougeau, Arnulf Rainer, Thomas Ruff, Claude Rutault, Frank Elmore Ross, Decebal Scriba, Miri Segal, Paul Sescau, Patti Smith, W. Eugene Smith, Agathe Snow, Louis Soutter, Ceija Stojka, Christer Strömholm, Istvàn Szirànyi, Stéphane Thidet, Alexander Tsikarishvili, Janaina Tschäpe, Nobuko Tsuchiya, Ben Vautier, Francesca Woodman, Thomas Zipp, Jérôme Zonder.

Artistes
portrait d'eugene gabritschevsky - © christian berst — art brut

Eugène Gabritschevsky

Héritier de l’aristocratie russe du XIXe, ce biologiste de renom sombre dans la folie alors qu’il est à l’apogée de sa carrière scientifique. Interné en Allemagne, il se lance alors corps et âme dans la création de pages par milliers couvertes de gouaches, fusain ou aquarelle ; ouvrant ainsi, tel une fenêtre dans sa cellule une fuite vers univers infini, une échappée métaphysique. Ses œuvres fantastiques quand elles ne sont pas abstraites, sont peuplés de personnages fantomatiques : monstres hybrides, insectes multicolores, personnages aux yeux démesurés, ou petits êtres aux allures de mutants.
Son Gabritschevsky, qui captiva entre autres Daniel Cordier et Jean Dubuffet, figure dans d’importantes collections d’art au monde dont celle, grâce à la donation Cordier, du Centre Pompidou.

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Tomasz Machcinski - © christian berst — art brut

Tomasz Machcinski

Très jeune, Tomasz Machciński se construit une identité autour d’un autographe, qui lui a été adressé par une actrice qu’il imagine alors être sa mère. De cette confusion, qui a duré plus de vingt ans, est née une mythologie protéiforme et personnelle qui re-construit l’artiste. À l’image du mythe ovidien, ou de Gregor Samsa, Tomasz Machciński ne peut être décrit. En effet, son œuvre se compose de plus de 22 000 autoportraits d’autant de physionomies différentes. Exposées en 2019 aux Rencontres de la Photographie, ses œuvres font déjà partie des collections du Musée d’Art Moderne de Varsovie et du Musée de la Photographie de Cracovie (Pologne) ainsi que de les collections abcd/Bruno Decharme et de la fondation Francès.

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