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Christian berst art brut présente, pour la première fois en galerie, les assemblages de l’Italien Franco Bellucci ainsi qu’un ensemble d’oeuvres réalisées à 4 mains avec l’artiste Riccardo Bargellini qui anime l’atelier Blu Cammello de l’hôpital de Livourne où réside Bellucci.

Franco Bellucci, né à Livourne en 1945, a commencé à créer des objets à la fin des années 70, canalisant ainsi ses pulsions destructrices et les conciliant – par l’emploi fréquent de jouets – avec l’état d’enfance auquel une encéphalite l’avait assigné dès le plus jeune âge. Privé de parole, il s’est alors mis à produire inlassablement, par hybridation, des objets que l’on perçoit tantôt comme transitionnels, tantôt comme fétiches.

Chez Franco Bellucci, si l’idée de reconstruction, voire de réparation chère à Kader Attia s’impose en premier lieu, elle ne peut suffire dès lors que l’on connaît le processus d’élaboration de ses oeuvres. En effet, comment ne pas être saisi par le rituel immuable de Bellucci, tenant serrés contre son ventre les objets qu’il lie, tord, malaxe, meurtrit et recompose.

Si l’on considère un instant que le ventre est perçu par certaines philosophies orientales et grecques comme le siège de l’âme ou, à tout le moins, de l’epithumia, - le désir, l’envie - on conçoit quelle énergie vitale primordiale pourrait animer ces créations. Si, en outre, cette opération se trouve orpheline de tout discours, de toute parole, mais qu’elle s’effectue au rythme de la scansion gutturale, du souffle rauque de Bellucci, l’on ne peut s’empêcher d’invoquer le parallèle avec certains rituels chamaniques.

Contrairement à Judith Scott, tisseuse arachnéenne de cocons destinés à cacher les objets, ou Pascal Tassini, explorant les possibilités proliférantes des noeuds, Franco Bellucci révèle, sublime et ressuscite. En fabriquant des chimères, il métaphorise sa lutte contre la fragmentation tout en conférant à ses objets un pouvoir absolu de recréation. « Beau comme la rencontre fortuite, sur une table de dissection, d’une machine à coudre et d’un parapluie. » (Comte de Lautréamont, Les Chants de Maldoror).

Son oeuvre a fait partie, en 2013, de Banditi dell’arte à la Halle Saint Pierre, à Paris, puis a bénéficié d’une exposition monographique au M.A.D. de Liège en 2014-2015, tandis qu’un mur lui était consacré au même moment à la Maison rouge, à Paris, à l’occasion de l’exposition art brut, collection abcd/Bruno Decharme.

Il s’agit là – sous le commissariat de Gustavo Giacosa - de sa première exposition en galerie.

Vue de l'exposition *Franco Bellucci : beau comme...*, christian berst art brut, Paris, 2015 - © ©christian berst art brut, christian berst — art brut
Vue de l'exposition *Franco Bellucci : beau comme...*, christian berst art brut, Paris, 2015 - © ©christian berst art brut, christian berst — art brut
Vue de l'exposition *Franco Bellucci : beau comme...*, christian berst art brut, Paris, 2015 - © ©christian berst art brut, christian berst — art brut
Artiste
Franco Bellucci
portrait de franco bellucci - © bargellini, christian berst — art brut

Fréquentant l’atelier Blu Cammello à Livourne, il a d’abord été découvert par l’artiste Riccardo Bargellini. Les sculptures hybrides qu’il produit sont constituées d’objets hétéroclites dont les destins sont inexorablement liés. Observées par le prisme de leur valeur transitionnelle, fétichiste ou apotropaïque elles ont été présentées dans plusieurs grandes expositions comme la monographie qui lui a été consacrée au MAD musée de Liège, Banditi dell’arte (Halle Saint Pierre) et art brut, collection abcd/Bruno Decharme (la Maison rouge) à Paris.” Ces œuvres sont douées d’une puissance symbolique que bien des artistes ‘professionnels’ sont incapables d’atteindre. ” (P. Dagen, Le Monde)

Catalogue
Franco Bellucci beau comme…
Franco Bellucci : beau comme… - © christian berst — art brut

Préface : Gustavo Giacosa
Avant-propos : Christian Berst.
Publié à l’occasion de l’exposition Franco Bellucci : beau comme…, du 17 octobre au 28 novembre 2015.

Revue de presse
Mort d’un irrécupérable de l’art
Philippe Godin, Libération - La Diagonale De L’art. Le 1 septembre 2020.
Franco Bellucci : Hasards construits ou rencontres fortuites
Claire Margat, Art Press. Le 5 janvier 2016.
Bellucci, l’irrécupérable de l’art brut
Philippe Godin, Libération - La Diagonale De L’art. Le 10 novembre 2015.
Franco Bellucci
Philippe Dagen, Le Monde. Le 9 novembre 2015.
Franco Bellucci : beau comme…
Bénédicte Philippe, Télérama Sortir. Le 3 novembre 2015.
Franco Bellucci

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