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Le monde de l’art brut poussant toujours plus loin ses investigations, il était devenu inéluctable que la Chine lui offre un horizon à la mesure de ses attentes. Guo Fengyi est, à cet égard, une synthèse éloquente entre permanence et rupture. Permanence, en ce sens que dans ses dessins, les modes de représentation et les croyances populaires – ici celles liées au tao, au yi king ou encore au qi gong – y sont lisibles en filigrane. Rupture, car Mme Guo transgressait ces modes, s’en pénétrait pour mieux s’en dégager et atteindre à sa vérité ; du moins celle d’une créatrice qui croit son œuvre assez forte pour lui livrer des clés sur son essence comme sur son existence. Même si la connaissance à laquelle elle aspirait nous est largement inaccessible, ses visions déploient un rayonnement qui confine à l’universel.

Au-delà du magnétisme souverain qui émane de cet ensemble d’oeuvres montré pour la toute première fois en Occident, cette exposition nous confronte à la question consubstantielle à l’art brut : existe t-il un art qui ne soit ni culturel, ni cultuel ? Mme Guo n’y répond pas, mais nous offre sa grâce.

Après avoir été acclamée lors d’Art Basel en 2009, au Museum of Everything (Londres) puis à la Pinacoteca

Agnelli (Turin) en 2010, et alors que Lausanne s’apprête à lui consacrer une rétrospective, cette future «classique» de l’art brut fait escale à Paris.

Vue de l'exposition *Guo Fengyi : une rhapsodie chinoise*, christian berst art brut, Paris, 2011 - © ©christian berst art brut, christian berst — art brut
Vue de l'exposition *Guo Fengyi : une rhapsodie chinoise*, christian berst art brut, Paris, 2011 - © ©christian berst art brut, christian berst — art brut
Artiste
Fengyi Guo
guo fengyi dessinant - © christian berst — art brut

En vivant sa spiritualité à travers les voies du qi qong, c’est à l’aube de ses 40 ans que Guo Fengyi se met à réinterpréter les croyances populaires chinoises dans des dessins réalisés à l’encre et au pinceau. Sur des rouleaux de papier de riz, pouvant atteindre les 10 mètres, se déploient des entités relavant tantôt du panthéon, tantôt du pandémonium, et qui semblent flotter dans un vide spatio-temporel. Ces rouleaux hérétiques ont notamment été exposés lors de la 55e Biennale de Venise curatoriée Massimiliano Gioni.

Catalogue
Guo Fengyi une rhapsodie chinoise
Guo Fengyi : une rhapsodie chinoise - © christian berst — art brut

Préface : Rong Zheng
Avant-propos : Christian Berst
Publié à l’occasion de l’exposition Guo Fengyi : une rhapsodie chinoise, du 10 décembre 2010 au 15 janvier 2011.

Revue de presse
Guo Fengyi, une rhapsodie chinoise
Bénédicte Philippe, Télérama Sortir. Le 5 janvier 2011.
Guo Fengyi, une rhapsodie chinoise
Paris Art. Le 3 janvier 2011.
Guo Fengyi, une créatrice brute chinoise à Paris
Le Poignard Subtil. Le 6 décembre 2010.
guo fengyi

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