ousseynou gassama
espèces d’espaces
La galerie présente sa première exposition monographique de Hassan (Ousseynou Gassama, dit) avec un ensemble de 24 dessins sur planches de bois issus de la collection de Kathrin Golda-Pongratz et Thomas Golda, qui ont découvert l’artiste en 2008.
C’est sur les trottoirs du quartier portuaire de Barcelone que Hassan (Ousseynou Gassama, dit) traçait avec une extrême minutie des maisons à toit plat et du mobilier aux formes géométriques flottant sur le bois brut de planches de caisses de vin découpées.
Pour tout bien, il disposait d’une valise dans laquelle il rangeait son matériel et ses oeuvres, et un poste de radio pour écouter de la musique.
Ancien forgeron au Sénégal, il nourrissait une véritable fascination pour les angles, — tant sur le plan symbolique que marchand —, convaincu que leur multiplication déterminait la valeur de l’œuvre.
En guise de signature, il incrustait et polissait de petites plaques de cuivre poinçonnées du chiffre 4.
Entre abstraction rigoureuse et réalisme sélectif, ses compositions silencieuses conservent tout leur mystère, comme si ces espaces suspendus racontaient une histoire dont le récit nous échappe.
En 2008, Kathrin Golda-Pongratz et Thomas Golda découvrent son œuvre et l’accompagnent, jusqu’à sa disparition de la ville, en 2012. Depuis lors, nul ne sait ce qu’il est devenu. En 2025, ils contribuent à sa première exposition à la Casa Museu Mater, tandis que son œuvre a depuis rejoint de prestigieuses collections, notamment celle du Centre Pompidou à Paris.
C’est sur les trottoirs du quartier portuaire de Barcelone que Hassan (Ousseynou Gassama) traçait avec une extrême minutie des maisons à toit plat et du mobilier aux formes géométriques flottant sur le bois brut de planches de caisses de vin découpées. Pour tout bien, il disposait d’une valise dans laquelle il rangeait son matériel et ses oeuvres, et un poste de radio pour écouter de la musique.