Koji Nishioka
Koji Nishioka fréquente l’atelier Corners à Osaka. Depuis l’enfance, il manifeste un intérêt particulier pour l’écriture et les signes, qu’il recopie inlassablement au verso de dépliants publicitaires.
La musique occupe également une place centrale dans son univers. Pianiste amateur, il aime observer les partitions et les retranscrire à sa manière. Les portées musicales deviennent alors des lignes sinueuses, tandis que les notes se transforment en formes évoquant de petits navires qui semblent porter le son à travers la page. Par ce procédé singulier, Nishioka parvient à donner une dimension visuelle au rythme et aux effets sonores de la musique.
Son oeuvre fait partie du fonds du Centre Pompidou.
Ses dessins se déploient librement sur la feuille, comme si la musique elle-même guidait le mouvement de la main. Les partitions se métamorphosent ainsi en compositions graphiques dynamiques, où signes et lignes s’entrelacent et semblent vibrer au rythme d’une mélodie intérieure. On a parfois l’impression que la page ne pourra contenir l’ensemble de la partition ; pourtant, d’une manière ou d’une autre, tout finit toujours par trouver sa place dans l’espace du dessin.
Préface : Bruno Decharme
Avant-propos : Christian Berst
Publié à l’occasion de l’exposition Art brut, masterpieces et découvertes : carte blanche à Bruno Decharme, du 21 octobre au 29 novembre 2014.