le miroir des songes
commissaire d’exposition : marguerite Pilven
The bridge par christian berst présente Le miroir des songes, une proposition de Marguerite Pilven.
À travers le prisme d’un dessin énigmatique de Pierre Molinier, l’exposition invite à une exploration profonde de la rêverie esthétique
et psychique. En faisant dialoguer des œuvres d’artistes contemporains avec des créations d’art brut, le parcours interroge le miroir non
pas comme un simple reflet superficiel, mais comme une interface émancipatrice, un lieu d’émergence et un acte de résistance face aux
représentations dominantes.
À la fois surface de projection et outil d’exploration de soi, le miroir apparaît ici comme un espace de transformation. Face aux normes sociales et aux représentations dominantes, de nombreux artistes ont utilisé le miroir pour interroger la réalité visible et faire émerger des dimensions plus profondes de l’expérience humaine. L’exposition met en dialogue ces démarches avec des créations issues de l’art brut, en soulignant leur puissance commune : celle de donner forme à l’invisible et d’ouvrir de nouveaux espaces de perception.
Le miroir des songes invite ainsi à réfléchir à notre relation aux images. Si nous continuons à les chercher dans les musées, les galeries ou les livres, c’est parce qu’elles élargissent notre regard et nourrissent notre capacité à imaginer d’autres façons d’être au monde.
Avec les artistes :
Lindsay Caldicott, Christine Lefebvre, Perrine Lievens, Olivier Leroi, Thomas Lanfranchi, Raphaël Lonné, Mark Lyon, Philippe Mayaux, Pierre Molinier, Simon Pasieka, Anna Solal, Elmar Trenkwalder, Chloé Vanderstraeten, Scottie Wilson, Henriette Zéphir, anonyme tchèque, anonyme Lafora.
Diplômée en philosophie et en histoire de l’art, Marguerite Pilven est autrice d’écrits sur l’art depuis 2003, commissaire d’exposition depuis 2011 et enseignante depuis 2021.
Le miroir des songes prolonge une exposition réalisée en 2021 au Centre d’art contemporain La Traverse, à Alfortville. Intitulée Corps nouveaux, elle prenait pour point de départ Les métamorphoses d’Ovide et la notion de puer aeternus, (« la jeunesse éternelle »). Ce terme d’Ovide repris par Carl Jung décrit une psyché restée ouverte au possible et refusant de s’enfermer dans une seule forme.