christian berstart brut
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Le titre de cette exposition renvoie à Marcel Broodthaers reprenant malicieusement à son compte, en 1973, une phrase du poème « La Beauté » de Charles Baudelaire : « Je hais le mouvement qui déplace les lignes ».

En jouant avec les lignes de la page saturée de signes, mais aussi avec la littérature et les catégories de l’histoire de l’art, il s’agira de porter notre attention sur la matérialité ondulatoire du geste d’écrire, de même que sur les nécessaires exercices de recouvrement que tout rapport poétique au monde nécessite. Et c’est sous l’angle conceptuel que l’idée même d’écriture — en tant que tentative de traduction langagière d’un espace dans un autre — sera mise en scène : de la notation cryptée aux partitions mentales, du texte aux performances dessinées.

Artistes de la galerie et artistes invité(e)s : Jérémie Bennequin, Léa Bismuth, Julius Bockelt, Elina Brotherus, Michel Butor, Jill Gallieni, Joseph Grigely, John Urho Kemp, Dan Miller, Harald Stoffers, August Walla.

Léa Bismuth est critique d’art, autrice de textes aux formes multiples, et commissaire d’exposition indépendante. Son travail consiste à explorer les zones d’actions potentielles entre littérature et art contemporain. Elle a notamment été à l’initiative du programme de recherche curatoriale La Traversée des inquiétudes (Labanque, Béthune, 2016-2019). En 2019, à l’issue de cette expérience, elle fait paraître La Besogne des images (Éd. Filigranes). En 2022, elle soutient sa thèse de doctorat à l’EHESS, intitulée « Écrire : un passage à l’acte » (sous la direction de Marielle Macé). Elle a récemment participé au programme de résidence sur l’imaginaire spatial de la Villa Albertine (Marfa, États-Unis). En ce moment, elle est commissaire de l’exposition Fous de Proust au Château de Montsoreau.

J’adore le mouvement qui déplace les lignes

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